lundi 10 mai 2021

Gorges du Verdon

  Participant(e)s : Didier et Stephanie


Mardi 04 mai 2021 : 
Tout juste sortie des restrictions Covid , nous voici pour un séjour de 6 jours dans le Var dans les fameuses Gorges du Verdon.
Notre entame d'activités commence par la descente du Canyon d'Angouire situé sur le plateau rive D entre la sortie aval du Verdon et le village de Moustiers Sainte Marie. Le départ de la marche d'approche est situé dans le beau village classé de Moustiers , montée raide en lacets par une ancienne voie romaine , arrivé sur un beau plateau étendu à l'ambiance très provençale , on poursuit à travers la garrigue par une longue piste , puis s'amorce un sentier descendant jusqu'au départ de la descente après avoir marché 2 heures.
Les pluies abondantes de la semaine précédente alimentent un débit parfait pour une descente souvent sèche en début de saison , le soleil est là , les conditions sont au top . L'eau est cependant très froide voir glaciale .
Le profil se compose d'une douzaine de rappels entre 5 et 20 m , dans un joli cadre encaissé avec des resserrements très marqué notamment la salle de la "Poire" , de jolies vasques et belles marmites aux vert émeraude . Les 2 derniers rappels se font au niveaux de résurgences avec de belles concrétions de travertins et de cavités tapissées d'éponges de mousses bien vigoureuses. Après 4 heures passées dans la gorge , le retour s'amorce par un sentier peu entretenue rive droite et rejoint par un chemin touristique le village après 1 heure de crapahut.
Descente magnifique à recommander.








 
 

 

Du 05 au 08 Mai : Nous avons consacré ces 4 jours aux visites et explorations du Grand Canyon du Verdon par les différents segments de chemins possibles dans ce cadre très encaissé et majestueux : -Le sentier Blanc / Martel. -Le sentier Les Cavaliers / Vidal. -Le sentier du Bastidon. -Routes des crêtes depuis le Lac Ste Croix en vélo-route. La 1ére descente du Canyon du Verdon fut réalisé par Edouard Alfred Martel , Isidore Blanc et des personnes en soutiens locaux en Aout 1905 durant 4 jours. 

 









vendredi 7 mai 2021

Penne Blanque

Sortie 01 mai
Nous sommes toujours freinés par le couvre-feu.
Toutefois malgré le confinement nous avons le droit de pratiquer la spéléo dans tout le département.
Participants : Franck, Kevin, Agnes
Pour sa troisième sortie, Kevin nous accompagne pour faire une virée dans une des plus grandes cavités réputées du massif d'Arbas.
Nous démarrons à 9H30 du parking, il pleut..
Les ruisseaux sont en plein régime. Ça coule de partout.
Après le col,  le chemin a bien disparu par endroit, on se trompe en descendant trop bas à travers les buis ce qui complique un peu la traversée dans les jacinthes sauvages 
afin de rejoindre la falaise que l'on doit longer pour arriver au pied de l'escalade du joli porche d'entrée perché à 10 m.
Il est 10H30 et je me change rapidement bien que je ne sois pas si mouillée que ça. J'ai porté des habits secs alors autant en profiter.
La cavité n'est pas vraiment froide et voir même très chaude lorsqu'on progresse.
Kevin toujours en admiration, profite du cheminement équipé de temps en temps d'une corde.
Les paysages souterrains taillés dans les conduits de l'ancienne rivière ne cessent de changer d'un virage à l'autre.
Il faut descendre -200 m pour atteindre le point le plus bas, en suivant un petit cours d'eau par endroit qui témoigne de la quantité d'eau tombée durant la semaine.
Au passage de la "chatière du Froc",  l'eau se perd dans le "trou" qui permet à celle-ci de ne plus siphonner. Cependant , au retour, Franck et Kevin feront baisser un peu le niveau du déversoir afin de la vider presque complètement.
A partir du point bas, marqué par la "boîte aux lettres" qu'il faut descendre sur plusieurs mètres, les galeries sont de plus grandes dimensions.
A la "salle du bivouac", je choisis de bifurquer à gauche pour rejoindre la salle du Dromadaire par le bas.
D'ici, on peut aller directement visiter la galerie de l'hippocampe. 
Il est 14H00 lorsqu'on décide de la suite. Aller plus loin nous ferait revenir de justesse à la voiture et nous devrions rester dormir chez Franck. De plus, son genou est en attente d'une opération qui devrait améliorer grandement son état.
Nous repartons par le trajet classique en direction de la salle du bivouac, puis nous filons vers la sortie. Nous sommes accueillis , avant d'atteindre le porche, par les odeurs d'humus que la pluie  fait ressortir.
Il est 15H30 . Il grêle un peu sur la montée et 3/4 après nous sommes au parking.
Du coup, on a le temps de boire une bière dans le fourgon de Franck. Le soleil est-il en train de sortir lui aussi peut être d'un autre trou ?
Nous arrivons chez Franck à 18H00 toujours avec le soleil et 40 mn plus tard sur Toulouse.... sous la pluie.
Voilà, les journées sont courtes avec ce "pdefg"v" de couvre-feu mais ça faisait quand même bien plaisir.



 

mardi 27 avril 2021

Gouffre des Hérétiques (Arbas)

Dimanche 25 Avril
La forêt d'Arbas, elle aussi, jamais aussi sèche en cette saison, reste fidèle à elle-même en offrant un paysage exceptionnel de forêt karstique digne des plus grands magazines de reportages sur notre planète.
C'est donc sans surprise, que nos 3 nouveaux fédérés découvrent l'entrée des Hérétiques au bas d'une petite falaise de calcaire gris en plein milieu des arbres. Malgré un P11 étroit en son sommet, la descente est vite faite une fois l'équipement en place (Ressaut de 4 m, P11, P5, P15, P30). Des broches ont été mises en place pour permettre la descente en rappel et constituent de très bons départs de puits.










Par contre les spits intermédiaires sont vieillissants et mériteraient d'être renouvelés (où aussi remplacés par des broches) car ce trou est relativement fréquenté puisqu'il permet un accès rapide à la salle du TDV. De plus, le dernier tronçon mériterait une attention particulière afin de placer les spits à des emplacements plus judicieux.  
Passé le court méandre au bas des puits et le passage bas qui s'ensuit, la découverte de la salle du TDV (très grande et toute en longueur) est une révélation pour Kevin qui ne cesse depuis hier de laisser échapper des oh! , des ha!, et des ouha !












Nous descendons doucement la salle qui est très déclive par endroits et, à son extrémité, nous leur montrons l'arrivée de la rivière du Mile, l'arrivée du Cécile et nous butons devant le "pertui".  Finalement, vu qu'il n'y a pas du tout d'eau, nous passons même le "pertui" pour s'arrêter en haut du Puits Danielle de 22m de profondeur: nous sommes à la cote -180 en venant des Hérétiques.
La remontée s'enchaîne à pas mesurés et, revenu au bas des puits, Kevin et Pierrick décident de prendre un kit pour la remontée, qu'ils apprendront à porter en bout de longe, à décoincer, à désentortiller de la corde, et à faire passer devant dès que possible ... un vrai bonheur. Finalement, nous remonterons sans problème (à part quelques "couinements" dans la partie étroite du P11). Sortie du groupe vers 16H30.A

 

Pas du Loup (Francazal 31)

Samedi 24 avril
Participants : 3 nouveaux inscrits à la fédération et bénéficiant du dispositif "inter-club" que le CDSC31 met en place. (GST+ Airbus)  
Nous étions donc un groupe de 6 personnes comme indiqué par les contraintes sanitaires.
RDV à 9H30 à Francazal près du trou.
Après un débriefing rapide sur l'équipement personnel, nous descendons le premier ressaut de 4m de cette perte connue près de la route et sèche comme rarement en cette saison.
Un autochtone passant par là en voiture nous demande à quelle profondeur se trouve la rivière dans l'espoir d'y mettre un tuyau pour pomper l'eau. Après avoir bien entendu qu'elle se trouvait à -70 m, il nous certifie qu'on l'y verra pas!
Le P10 suivi du P5 achemine nos débutants dans les entrailles de la terre, du moins c'est ce qu'ils ont l'impression de vivre. Premier passage étroit, et c'est la main courante en hauteur qui semble le plus les étonner. Encore un P12 pour atterrir dans une rivière, qui ne coule pas aujourd'hui, et nous  progressons dans un méandre confortable. Après les petits ressauts qui seront plus durs à passer au retour (avec option de passer en opposition au-dessus) nous arrivons au collecteur, Coup d'œil dans le très court Aval  pour revenir sur nos pas et manger le rapide casse-croûte de midi. Pas le temps de digérer, nous allons jeter 2 yeux dans l'amont. Je ne connais pas la boucle qui permet de passer par les plafonds pour atteindre le siphon Amont et de revenir par la rivière. Je prends donc, suivi du groupe, une longue main courante en place le long d'une vire horizontale qui permet de retrouver une galerie remontante, ou plutôt un laminoir remontant qui atterrit dans un joli passage (trou au sol) qui donne lui-même sur un toboggan. Il semble aboutir sur une grosse marche d'au moins 5 m avant de pouvoir poser les pieds dans l'eau, nous décidons de faire demi-tour. Bon ça râle un peu, mais après tout, on est inscrit à la Fédération Française de Spéléo, et la spéléo ce n'est pas que du velours... 
Revenu au départ de la longue main courante, nous décidons de descendre dans la rivière et nous irons voir le joli siphon en passant par l'actif en remontant une petite cascade aquatique équipée d'une corde et "tout mouillés" on ressortira !
Il est 15H30 lorsque tout le monde est dehors,  mais la journée n'est pas finie, puisqu'il est prévu d'aller faire de l'entraînement à st julien chez Franck "jusqu'à ce que mort s'en suive"...sur son chêne préféré.





Au rond-point de l'autoroute, nous sommes arrêtés par la gendarmerie. Un petit quart d'heure sera nécessaire pour expliquer que nous avons, depuis une semaine, le droit de pratiquer la spéléo dans tout le département dans le cadre d'une sortie club et pour un groupe de 6 personnes, 
En théorie (d'après l'explication du gendarme), tous les participants doivent avoir: 
1 - Justificatif de domicile + carte d'identité
2 - Courrier de la FFS qui explique qu'on a le droit + justificatif adhésion fédération (carte fédérale ou extract )
3 - Convocation à la sortie du club (par exemple: e-mail du président ou secrétaire avec le nom des participants dans la liste de distribution)
4 - Et, même avec tout ça, il faut que chacun fasse une attestation individuelle (cocher la case sport) 
 

 

dimanche 28 mars 2021

Trou de Nistos

 

Sortie WE 20/21 mars - Trou de Nistos  Hay deth Disna

Participants : Franck B. (plongeur), Jean Noël R., Sylvain S.,Gustave A., Pascal T., Agnes B., Ludovic D., Eric M, Bernard T.

 Objectifs : Plonger le siphon, faire une coloration de la rivière et déséquiper la cavité.

Il a neigé toute la journée de vendredi et nous avons décidé de remettre la plongée à dimanche initialement prévue le samedi.  Ce trou a été exploré par Jean Noël et Michel B il y a plusieurs années avec un arrêt sur siphon à -150. La cavité est équipée depuis 2 ans. Pascal, Ludovic et Agnès arrivent la veille et posent des fluocapteurs dans une résurgence à 1Km de l'aval du trou ainsi que 2 autres en amont . Nous avons passé la nuit dans la maison d'enfance de Jean Noel, petite maison tres confortable et  imprégnée d'une forte histoire locale avec sa machinerie encore visible d'un moulin à eau. RDV le dimanche à 9H15 à Nistos Bas. Hervé, le propriétaire de la ferme, qu'il faut traverser pour se rendre au bord du trou, connaît bien Jean Noel qui est un enfant du pays, et nous propose de monter le materiel dans ma benne de son tracteur, vu que le terrain (inclinaison à plus 18%) et bien humide et que le 4x4 glisse. De toute manière l'entrée n'est qu'à 10 mn de la ferme. La neige dans la combe d'entrée est en train de fondre. A part les 3 premières verticales qui sont sous l'eau (témoigne la calcite sur les cordes), nous sommes hors cru. 1H30 de descente, tout le groupe regarde Franck se préparer minutieusement. En effet, personne ne peut dire ce qu'il l'attend et combien de temps il restera absent sous l'eau. On se donne 2H30 max.en voici son récit : 

"Plongée du siphon aval avec 2x6 litres en latéral. Le niveau d'eau est plutôt haut. A notre arrivée, l'eau est encore très claire, et laisse deviner un fond vers -4, au milieu des concrétions de calcite. Le conduit semble tourner vers la gauche, mais je ne peux pas aller voir sans risquer de troubler l'eau. Le temps de s'équiper et de revenir au siphon, l'eau s'est bien troublée, sans doute dû à l'eau boueuse qui arrive de l'actif par où nous sommes descendus. Je descends donc dans la touille, et trouve un conduit étroit qui continue. les parois sont couvertes de petits choux-fleurs, une étroitesse ponctuelle, et j'arrive au bout d'un vingtaine de mètres à un point bas, à -12,5 m de profondeur. Le conduit remonte légèrement mais devient trop étroit avec cette configuration (je ne pense pas que ça passerait avec des 4 litres). Demi-tour au bout de 25 ou 26 mètres, retour dans la touille complète et donc sans topo".

Dès que possible la fluo est vidée dans la rivière laissant l'eau plus verte que  verte. Plus qu' espérer un résultat. La remontée se fait sans histoire, juste quelques passages étroits remontants mal évalués à la descente et qui surprennent ( on sent la prise de poids du COVID avec ces longues journées à s'imaginer faire de la spéléo). Puis c'est le final dans les 6 derniers mètres. Mon descendre s'enfonce dans la boue et me garde en arrière du passage étroit. Comme tous, ou presque je pousse et je finis par sortir bien "dégueulasse" car pas d'autres mots. C'était bien un des souvenirs que m'avait laissée ce trou il y a 2 ans. Pas vrai Eric ?! Nous prenons le café à la ferme chez Herve ,il est alors 16H30. Vu le temps qu'il reste, et le couvre-feu à 19H00,  nous décidons de rentrer et nous arriverons à 19H05 à Blagnac Un premier fluocapteur est récupéré le lendemain par Jean Noël, 2 autres seront récupérés une semaine plus tard et le dernier, 3 semaines après. Malheureusement, Jean Noël étant "cas contact" n'a toujours pas pu nous faire passer le premier fluocapteur de la série...